Pourquoi Capture One, suite…

J’ai longtemps douté de l’intérêt de la calibration des boitiers et ce, surtout en extérieur.

Il semblerait qu’il ne faille jamais dire « fontaine… » l’utilisation de Capture One, et la possibilité de gérer les profil d’entré m’a amené a réviser ce jugement.

Alors ! autant, en studio, j’ai toujours défendu la calibration, des écrans , des imprimantes, et des boîtiers. Autant en « extérieur » j’étais réservé ! Et bien j’avais tord !

Un Nikon D7000, mal géré par Phase One, au niveau de son profil d’entré, m’a amené a « calculer » un profil icc pour ce boitier, et franchement , là, où je pensais ne faire qu’un profil pour une optique précise avec ce boitier, je me suis trouvé a créer des profils pour chacun des objectifs, et grand bien m’en a pris. Le gain est plus qu’appréciable !

Au delà de l’amélioration de l’acquisition de base, plus fine. Le rendu est supérieur avec des opérations de retouche moins importantes, donc moins « destructrices » .

Ceci  implique la possession et le shoot d’une mire,d’un logiciel qui permet la lecture de cette mire et la création d’un profil Icc, puisque ici je parle évidement de C1. Et que la gestion des profils Dcp m’est étrangère, mais pas moins efficace si l’on connait la technologie.

J’ai fonctionné jusqu’a maintenant sans me poser la question du profil d’entré, puisque j’utilisais un logiciel qui ne permet pas cette fonction.

Capture One offre ce plus, et comme les profils fournis par Phase One sont « Génériques » et ne peuvent tenir compte des différentes optiques, la calibration de son boitier est un atout important dans le cadre d’une production « rapide et suivie ».

Ecran, imprimante, boitier, la calibration est incontournable de notre environnement numérique, ce plus a un cout, mais la qualité est a ce prix.

Et comment envisager de travailler au quotidien avec des « matériels » de plusieurs milliers d’euro, sans penser que ceux-ci, n’offrent pas le meilleur de leurs possibilités ?

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Espaces de travail, piqure de rappel.

Lors d’une discussion avec un collègue photographe, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’il utilisait toujours le réglage pré-presse europe dans les préférences de CS6.

Bon nombre d’article ont pourtant attiré l’attention des photographes sur l’importance des espaces de travail au sein de leur flux de production.

Je sais qu’une grande part des photographes considère que la gestion de la conversion RVB vers CMJN n’est pas de leur ressort.

Pour certains c’est exact, mais pour d’autres les clients demandent des images cmjn prêtent a être « montées » dans InDesing ou Xpress et donc dans ce cas il faut bien mettre les mains dans le cambouis.

Alors petit rappel, le profil AdobeRgb est apparu avec PS5. Dans cette version Adobe proposait une nouvelle gestion des couleurs et imposait le Srgb comme espace de travail, pas de quoi pavoiser le Srgb est le plus petit dénominateur commun des périphériques et choisi en son temps par Microsoft a une époque où la gestion des couleurs était un gros mot du coté de de Redmond.

Les utilisateurs confirmés de l’époque utilisait le ColorMatchrvb, gamma 1,8 et 5000°K. Pour calmer les « râleurs » Adobe est aller chercher un profil des standards télé le SMTPE-240m pas idéale et pour certain retranscrit avec une erreur dans la primaire verte…

Et hop un nouveau profil vite renommé AdobeRgb est apparu sur nos écrans. Sauf que celui-ci est en gamma 2,2 et surtout a 6500°K, loin des normes Européennes.

Ce profil fonctionne avec les encres US moins saturées que celles de nos contrées. De ce fait l’AdobeRgb ne couvre pas le gamut de l’iso-coated, gênant non ?

Ecran Adobergb

Mais depuis l’eci a créer des profils pour le cmjn et le rvb, le premier fut l’eci-rvb v1 gamma 1,8, 5000°K, puis avec l’avènement de la calibration a 2,2 est apparu l’eci-rvb v2 dans les deux cas ces profils englobent parfaitement le profil cmjn, rassurant non ?

Ecran eci
Pour Les professionels de l’imprimerie la version 1 est adaptée a leur environnement par contre pour les photographes la 2 convient mieux.
Cet article pose une autre question celle de l’intention de rendu, perceptif, colorimétrie relative…et la compensation du point noir, cela fera l’objet d’un prochain article.