Si vous doutez de ma demo !

On a le droit de douter, c’est même légitime !

Par contre quand la démonstration atteste les dires, douter relève de l’obsession, le récent barouf sur le DNG a susciter nombre d’article y compris de ma part. Pour les plus septiques la lecture de l’article de Couleueticc démontre sans ambiguité que le passage du raw (qui serait en danger) au Dng du « sauveteur californien » ne se fait pas sans conséquences !

Bonne lecture et réfléchissez bien pour la gestion de votre flux 😉

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Dng ou pas ???

Suite a un échange sur un blog, qui depuis a expurgé les commentaires, je me suis posé la question de l’intérêt d’un tel format.

Les théoriciens du complot nous prédisent la fin du support par les marques de leur format propriétaire, et ce depuis pas mal de temps, donnant ainsi des arguments aux tenants du format « ouvert » des petits gars de San-José.

Je n’ai rien contre une forme d’universalité, encore que faut-il que celle-ci ne soit pas réductrice et nivelante ! Le sujet s’est depuis déplacé sur des forums où chacun y va de ses conclusions et démonstrations sans le moindre argument a l’appui. A l’exception de Couleureticc qui dans son style habituel nous explique le pourquoi du comment.

Non pas que je souhaitais remettre en cause la demo faite dans l’article, j’ai voulu voir par moi même de quoi il retourne. J’ai d’abord téléchargé le dernière version de Dng Converter et pris une image de mire, puis dans mon logiciel de prédilection j’ai traité mon Nef et son Dng puis exporté Tiff afin de les passer a la moulinette de Basiccolor input.

Fichier

Premier constat mon fichier Dng me fait « gagner » un peu moins de 2 mega sur le Nef, au prix du mega octet a cette heure pas sur que le jeu en vaille la chandelle ! Petite vérification le profil d’entré aloué par C1 au Dng est « Dng file neutral » qui se trouve être identique au « no color ».

ProfilC1

Donc que l’on prenne l’un ou l’autre on va avoir le même résultat. A cet instant je sent déjà que certains se disent mais son Dng est-il enregistrer avec ou sans perte ? Bah sans perte évidement, heureusement pour lui par ce que ce qui va suivre va lui être fatal !

Gamut

Eh oui ! c’est dur ! en rouge le profil du Nef et en bleu le Dng.

SlicerUn petit coup d’œil sur le Slicer nous montre bien comment ce comporte ces deux profils dans les hautes lumières. Alors maintenant me direz-vous c’est la faute a Voltaire non a Capture one eh bien je vous laisse juge !

Je dis depuis longtemps que le Dng n’a de sens que dans un flux Adobe et encore j’aimerais bien en saisir tout l’intérêt !

Cette démonstration a été réalisé sans trucage et sous mon contrôle (j’aime pas les huissiers) et n’a de but que de démontrer aux différents intervenants du forum qui fait ma joie le matin en sirotant mon café que non le Dng n’est pas complètement innocent. Et que si l’on encapsule pas le fichier d’origine (ce qui détruit l’argument du gain de place) et bien je ne vois pas l’intérêt de payer des boitiers avec des capacités couleur très étendues pour les réduire comme peaux de chagrin dans un exercice qui n’apporte rien.

Profil Icc, un gain appréciable.

Dans l’article du 20 aout, j’abordais le sujet de la calibration des boitiers. Je reviens sur ce débat qui m’a laissé longtemps perplexe, le web regorge de sites où l’on peut lire des avis opposés sur la pertinence de la création d’un profil pour ses appareils.

Avec Capture One les images sont affichées par le filtre d’un profil icc et d’une courbe de niveau. Les profils fournis sont évidement générique et ne peuvent tenir compte de tous les cas de figure. Une série d’images shooter avec un Nikon D7000, dont le profil générique « sur-sature » et « assombris » les jaunes et verts dans les paysages a un point où la retouche devient délicate, dans un registre différent de ce que LR propose avec son DCP landscapes, contraste et bouché a l’extrême a se demander si il a été testé par un non voyant .

Revenons a C1, a moins de passer par l’outil « éditeur de couleur » pour corriger notre saturation excessive, et, afin de gagner du temps, de créer un profil icc, pour appliquer ce réglage, d’entrée, la retouche est délicate. Donc pourquoi ne pas « se faire » un profil dédié a notre boitier.

la chose réalisée tout rentre dans l’ordre, le gain de qualité, de rapidité de traitement est plus qu’appréciable. Les couleurs retrouvent une neutralité qui favorise la production. J’ai exporté la même image avec le profil générique, et celui calculé pour mon boitier,

Profil

A gauche, la représentation graphique des couleurs d’une image traitée avec le profil générique, a droite la même image avec le profil icc calculé. Non seulement les couleurs sont exactes, mais la gamme de couleur affichée d’entrée avant tous réglages est bien plus importantes. Ceci nous permet des réglages plus efficaces et plus rapides. Ainsi qu’une exploitation optimum de notre matériel.

Pourquoi Capture One, suite…

J’ai longtemps douté de l’intérêt de la calibration des boitiers et ce, surtout en extérieur.

Il semblerait qu’il ne faille jamais dire « fontaine… » l’utilisation de Capture One, et la possibilité de gérer les profil d’entré m’a amené a réviser ce jugement.

Alors ! autant, en studio, j’ai toujours défendu la calibration, des écrans , des imprimantes, et des boîtiers. Autant en « extérieur » j’étais réservé ! Et bien j’avais tord !

Un Nikon D7000, mal géré par Phase One, au niveau de son profil d’entré, m’a amené a « calculer » un profil icc pour ce boitier, et franchement , là, où je pensais ne faire qu’un profil pour une optique précise avec ce boitier, je me suis trouvé a créer des profils pour chacun des objectifs, et grand bien m’en a pris. Le gain est plus qu’appréciable !

Au delà de l’amélioration de l’acquisition de base, plus fine. Le rendu est supérieur avec des opérations de retouche moins importantes, donc moins « destructrices » .

Ceci  implique la possession et le shoot d’une mire,d’un logiciel qui permet la lecture de cette mire et la création d’un profil Icc, puisque ici je parle évidement de C1. Et que la gestion des profils Dcp m’est étrangère, mais pas moins efficace si l’on connait la technologie.

J’ai fonctionné jusqu’a maintenant sans me poser la question du profil d’entré, puisque j’utilisais un logiciel qui ne permet pas cette fonction.

Capture One offre ce plus, et comme les profils fournis par Phase One sont « Génériques » et ne peuvent tenir compte des différentes optiques, la calibration de son boitier est un atout important dans le cadre d’une production « rapide et suivie ».

Ecran, imprimante, boitier, la calibration est incontournable de notre environnement numérique, ce plus a un cout, mais la qualité est a ce prix.

Et comment envisager de travailler au quotidien avec des « matériels » de plusieurs milliers d’euro, sans penser que ceux-ci, n’offrent pas le meilleur de leurs possibilités ?