…mais les choses bougent !

Hier je signalais que Basiccolor allait mettre a jour son application « incessamment » je ne savais pas qu’en écrivant mon article les Allemands mettaient en ligne la version 5.0.4 de Input.

BasDonc, il est logique de le signaler ! De manière général le service client est réactif, notons tout de même que 4 mises a jour depuis le 20 avril ça commence a compter.

Une meilleure gestion des hautes et basses lumières est apporté avec cette dernière parution.

Bonne nouvelle, il va falloir remettre l’ouvrage sur le métier et voir si la qualité en Lab est identique au xyz.

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BasICColor 5, utile ou pas ?

Bas Une nouvelle version, un nouveau visuel !!!

Alors quoi de neuf derrière le « petit hibou » ?

Eh bien beaucoup de choses, tout d’abord ce qui fâche: le tarif, disons le directement les Allemands n’y vont pas avec le dos de la cuillère 500€ HT le soft et 250 la mise a jour a partir de  3.5. Et ce sans aucune charte, il faut quand même faire quelques profils dans l’année pour amortir ces investissements.

Maintenant les bonnes nouvelles : la version 5 est vraiment un nouveau produit et pas une simple mise a jour.

Tout d’abord l’ajout de la création de DCP, ce qui représente une vraie bonne nouvelle pour les utilisateurs de Camera raw et LR. Ils vont enfin pouvoir créer des DCP digne de ce nom, et c’est pas dommage attendu que ceux fournis par l’éditeur Californien sont pitoyables et indigne de ce type de produit. Finis aussi la limitation aux 24 patches de la Color Checker et son logiciel fourni particulièrement simpliste. xRite a pourtant un passé sérieux dans le domaine de la création de profil, mais la volonté de se « tourner » vers des solutions basique destinés a un publique peu exigeant engendre des produits « ras les pâquerettes » .

Avec BasICColor 5 un grand nombre de mire sont prises en compte et les réglages particulièrement qualitatif.

input5-basiccolor

Concernant les profils icc un nouveau moteur de rendu permet de créer des profils offrant un meilleur rendu (contraste, ombre) ce qui dans le cas de Capture one est un vrai plus.

Un module spécifique est prévu pour la création des profils a destination de C1, et si 3.5 apportait des résultats particulièrement performants, la version 5 limite les retouches en « lissant » mieux les courbes (moins de cassure)

Alors le jeu en vaut-il la chandelle (où le hibou) ? Premier point une version limité a 14 jours et pleinement opérationnelle est disponible sur le site de BasICColor ce qui est une bonne manière de se faire une idée précise des capacités du produit. Deuxièmement les utilisateurs de .dcp ne peuvent qu’y trouver leur compte, et en trois l’amélioration de la qualité des icc ne peut pas laisser indifférent les photographes qui souhaitent tirer le meilleur de leurs appareils. Pour ma part après avoir testé cette version la question est réglée, la version 5 est sur mes Macs ce qui me donne l’occasion de reprendre mes profils appareils et scanner et même de me faire des .dcp pour Camera raw.

Allez !!! faites des photos !😉

 

 

Voilà un truc qu’il est bien !!!

ExpoDisc 2_0

Deux choses prévalent quand a la qualité de nos images, l’exposition et la « balance des blancs » ces deux paramètres sont modifiables (sur le raw) l’exposition dans une certaine mesure en fonction du logiciel utilisé, quand a la white balance😉 a condition de trouver un point « neutre » et correctement exposé on possède une bonne latitude.

Mais n’est-il pas plus simple et efficace de démarrer avec des images correctement équilibrées et exposées ? Moi je dis oui.

Les moins incultes de nous connaissent les mires de gris dédiées a cet effet mais dans le cas d’une surexposition sur ce gris neutre on est dans les choux. Donc un outil qui permet de gérer correctement l’équilibre des blancs, l’exposition et encore plus pour les utilisateurs de Capture one 😉 existe depuis un certain temps sur le marché.

Il ne s’agit pas d’une astuce a deux balles a base de couvercle de boite a congelo, mais d’un produit spécifique équilibré prévu pour ! Et pas pour ranger son casse-dale.😂

Donc un bon début d’info sur le sujet vous est proposé sur le site Couleur-icc, alors dites stop a la white balance sur un carton blanc, au travers d’un bout de plastique et passez sur une solution digne de ce nom. Expodisc !!!

http://couleureticc.com/wp/2015/10/02/le-docteur-couleur-vous-presente-expodisc-2/

Quand je vous le disais !!!

Il y’a peu je vous alertais sur le fait de se méfier « Des gourous de pacotille » un de ceux-là m’avait d’ailleurs fait remarquer que « dans ce cas pacotille ne prenait pas de « S ».

Raison, a, ce « gourou d’opérette » ! il a d’ailleurs soutenu les différents fils de notre « gourou en chef » précisant qu’il était bien venu avec ces « videos en Français » sur Capture one.

On aurait pu se réjouir si le personnage en question maitrisait un temps soit peu son sujet !

Rien qu’a lire son commentaire on s’imagine parfaitement le niveau de compétence du mec qui prétend nous proposer une astuce de pro par semaine le tout relayer par le site « de la joie » qui est aussi la chasse gardée du gourou de LR, c’est dire le niveau.

Un pseudo sondage d’un vendeur de profil et autres accessoires a donné lieu a quelques réponses (au niveau de la question) qui ne manquent pas de piquants.

La question de base est :

« Certains logiciels de calibrage écran propose au choix une courbe tonale en gamma 2.2 ou une courbe en L*. Pas mal de mes clients ( et moi même ) ont remarqués que lorsqu’on sélectionne une courbe L* pour le réglage du moniteur le rendu des très basses lumières est affecté à l’affichage ( très basses lumières plus sombres en L* qu’en gamma 2.2 ).
Le problème se pose alors à l’impression avec un rendu de ces très basses lumières et de leur détail très différent du rendu écran, avec des ombres plus lumineuses qu’a l’écran ( courbe L* ) alors que si le moniteur est calibré en gamma 2.2 le problème semble ne pas se poser.

Avez vous pu voir se problème sur votre système ? »

Bien, s’interroger est louable, sauf que bon, quand on prétend vendre des solutions il me semble « cohérent » d’avoir un certains nombres de réponses aux questions, je dis ça mais je ne dis rien.

Encore là, sommes nous au début de nos surprises, car le meilleur est a venir.

Qu’une personne étrangère au métier ignore ces choses, passons, mais qu’un « pro » qui nous propose une « astuce par semaine » ne semble pas informé de l’évolution de la technique, me chagrine léger.

« Bonjour, jamais utilisé ce réglage. À quoi correspond cette courbe? Le « L » est pour dire quoi, « Log » comme en cinéma à moins que ce soit « Linéaire » auquel cas ça voudrait dire qu’il n’y a pas de gamma appliqué? A ton une représentation graphique pour la comparer à la courbe d’un gamma 2.2 ou 2.4 par exemple. Je vais suivre ce fil la calib m’intéresse toujours.  Clin d'oeil« 

C’est en effet la réponse de notre gourou de banlieue qui découvre le L* bon il faut dire a sa décharge que nombreux sont dans ce cas ! Pas rassurant sur le niveau !

Donc je le « re re dis » attention aux gourou de seconde zone !!!

Pour vérification c’est là 

Profil ou profils corrects ?

Tout est dans le titre comme diraient certains !

Et pourtant la chose n’est pas simple ni clairement expliquée et ce depuis le début du numérique. Après a voir vécu la période Photoshop où l’affichage écran était avec le Srgb la règle, les plus « téméraires » se sont interressés a un truc qui fait encore peur a nombre de gens dans notre métier : La gestion de la couleur !

Mon premier écran (a moi) un Apple était calibré, les laCie ou autre Barco on subit le même sort !

Tout cela pour situer un peu le fait que la colorimétrie sans être mon métier est pour mon activité une préoccupation majeure.

Longtemps « Aperturiens » qui ne brillait pas par ses qualités de gestion de la couleur (mais avait d’autres qualités), ont va même jusqu’a dire que le sinistre Adobergb serait son profil interne !!!! Donc ne me contentant pas que de cela j’ai vite très vite regardé ailleurs.

Image 2

Une capture de ma plus ancienne version (qui me reste) de C1 qui tourne encore sur un vieux G3 qui démarre au quart de tour. Version 4.1.

Déja a cette époque C1 proposait un profil d’entrée ainsi qu’un profil de sortie aux choix du photographe, il faut dire que les concepteurs de la chose travail en collaboration avec les metteurs au point des dos numériques Phase One. Juste le top !

Alors tout ça pour dire quoi ? et bien que si au début du numérique la colorimétrie pouvait laisser indifférent (a tord) quelques 15 années plus tard c’est une connerie que de continuer sur la même voie, le soucis est de se tourner vers les bonnes solutions et pour cela pas grand choix la formation par un professionnel me semble la base de départ incontournable. On ne découvre pas le métier de photograveur en quelques clics sur internet, surtout que là on risque de tomber sur tous et n’importe quoi, pour mes besoins et plaisir j’aime la menuiserie et bien quand la vie m’a « imposée » un break dans mon métier la photo, j’ai passé 2 ans en menuiserie et agencement sous la direction d’un pro.

Seule de bonnes bases permettent de partir du bon pied, et c’est a cet instant que le choix du formateur prends tout son sens.

Surtout que nombre d’entre-eux n’ont de connaissance que générique, théorique voir son étroitement lié a un produit et se font les chantres de celui-ci en allant intervenir tout azimut pour dire un peu n’importe quoi sous prétexte de faire la promo de leur petit gagne-pain (suivez mon regard).

Alors au fait ! trépignez-vous ! et bien c’est le feuilleton façon Dallas et le dernier tour que celui-ci vient de prendre qui m’amène a cet article, je veux parler du Dng qui a dévier sur un corollaire la White balance😉 tout et n’importe quoi ayant été dit sur ce sujet par des gens ne maitrisant pas le sujet, et par d’autre censé le comprendre mais qui enfermé dans leur dogmatisme, ou leur lien étroit avec un éditeur de San-José s’enferme dans leur contradiction et mauvaise foi crasse.

Et puis Salomé est arrivée rien que le prénom est magique (et biblique) et la donzelle nous balance tout de go :Capture d’écran 2015-05-05 à 08.41.53

Ah bon sang !!! un peu d’air pur dans cette ambiance viciée !

Fini la sainte trinité Srgb, Adobe rvb, Prohoto (version Kodak origine) on parle un peu de choses sérieuses. Un petit détour sur le site de Couleureticc doit vous donnez quelques pistes sur le sujet White balance, espace de travail, respect de la densité, pour les grincheux je n’entretient d’autres rapports avec l’animateur (et c’est animé😉) que d’échange épistolaire (informatique).

Mais cela fait un bon moment que l’on peut lire sur son blog un certain nombre de choses qui devrait alerté les lecteurs, et paf Salomé nous dit (presque) tout, laissez tomber vos profils a 2 balles et commencez a réfléchir au pourquoi du comment !

Ne comptez pas sur moi pour vous donnez les clés de la Twingo, ni celles de la colorimétrie, je n’ai ni la science ni la compétence formatrice ayant été formé moi-même a la fin du siècle dernier j’ai « évolué » ensuite en essayant et testant de façon un peu empirique mais (je l’espère) avec des bases correctes. Ceci nous ramène a une évidence comme un menuisier saura utiliser sa défonceuse de façon sécurisante et efficace un bon formateur vous donnera les bonnes bases, qu’il faudra ensuite mettre en pratique sur des logiciels a même de les exploiter pleinement. Et c’est là où un soft comme C1 prend tout son sens, gestion des profils d’entrée, profils de sorties espaces de travail ,un gris a L50 est a 128, je sais bien que certains se foutent des nombres puisque dans le « machin a visage » on est en pourcentage puisque on est dans un logiciel de traitement raw pas dans PS 😂 on pourrait encore accepter si au moins les valeurs étaient corrects !

Salomé ayant ouvert la boite de Pandore il ne nous reste plus qu’a prendre en compte ses informations et se poser les bonnes questions. Pourquoi un profil L* serait plus juste qu’un autre… en quoi une colorimetrie juste va me permettre de travailler mieux et plus vite ?

Comme le menuisier le photographe est en formation continue, notre métier avec le numérique ayant pris un tournant (très serré) il a en effet fallu intégrer les paramètres qui faisaient celui du graveur, qui je me souviens venait parfois au studio avec le client et sur la table lumineuse (équilibrée) regardait et jugeais nos ektas en y voyant déjà, vers quoi ses corrections allaient s’orienter. Je n’ai jamais apprécié l’école jamais, mais apprendre pour évoluer dans mon métier est incontournable a l’inverse de certains je n’ai pas le science infuse😉

Allez en avant les pistes sont ouvertes a chacun de s’y intéresser. Ah !!! Salomé !💋

Profil Icc, un gain appréciable.

Dans l’article du 20 aout, j’abordais le sujet de la calibration des boitiers. Je reviens sur ce débat qui m’a laissé longtemps perplexe, le web regorge de sites où l’on peut lire des avis opposés sur la pertinence de la création d’un profil pour ses appareils.

Avec Capture One les images sont affichées par le filtre d’un profil icc et d’une courbe de niveau. Les profils fournis sont évidement générique et ne peuvent tenir compte de tous les cas de figure. Une série d’images shooter avec un Nikon D7000, dont le profil générique « sur-sature » et « assombris » les jaunes et verts dans les paysages a un point où la retouche devient délicate, dans un registre différent de ce que LR propose avec son DCP landscapes, contraste et bouché a l’extrême a se demander si il a été testé par un non voyant .

Revenons a C1, a moins de passer par l’outil « éditeur de couleur » pour corriger notre saturation excessive, et, afin de gagner du temps, de créer un profil icc, pour appliquer ce réglage, d’entrée, la retouche est délicate. Donc pourquoi ne pas « se faire » un profil dédié a notre boitier.

la chose réalisée tout rentre dans l’ordre, le gain de qualité, de rapidité de traitement est plus qu’appréciable. Les couleurs retrouvent une neutralité qui favorise la production. J’ai exporté la même image avec le profil générique, et celui calculé pour mon boitier,

Profil

A gauche, la représentation graphique des couleurs d’une image traitée avec le profil générique, a droite la même image avec le profil icc calculé. Non seulement les couleurs sont exactes, mais la gamme de couleur affichée d’entrée avant tous réglages est bien plus importantes. Ceci nous permet des réglages plus efficaces et plus rapides. Ainsi qu’une exploitation optimum de notre matériel.

Espaces de travail, piqure de rappel.

Lors d’une discussion avec un collègue photographe, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’il utilisait toujours le réglage pré-presse europe dans les préférences de CS6.

Bon nombre d’article ont pourtant attiré l’attention des photographes sur l’importance des espaces de travail au sein de leur flux de production.

Je sais qu’une grande part des photographes considère que la gestion de la conversion RVB vers CMJN n’est pas de leur ressort.

Pour certains c’est exact, mais pour d’autres les clients demandent des images cmjn prêtent a être « montées » dans InDesing ou Xpress et donc dans ce cas il faut bien mettre les mains dans le cambouis.

Alors petit rappel, le profil AdobeRgb est apparu avec PS5. Dans cette version Adobe proposait une nouvelle gestion des couleurs et imposait le Srgb comme espace de travail, pas de quoi pavoiser le Srgb est le plus petit dénominateur commun des périphériques et choisi en son temps par Microsoft a une époque où la gestion des couleurs était un gros mot du coté de de Redmond.

Les utilisateurs confirmés de l’époque utilisait le ColorMatchrvb, gamma 1,8 et 5000°K. Pour calmer les « râleurs » Adobe est aller chercher un profil des standards télé le SMTPE-240m pas idéale et pour certain retranscrit avec une erreur dans la primaire verte…

Et hop un nouveau profil vite renommé AdobeRgb est apparu sur nos écrans. Sauf que celui-ci est en gamma 2,2 et surtout a 6500°K, loin des normes Européennes.

Ce profil fonctionne avec les encres US moins saturées que celles de nos contrées. De ce fait l’AdobeRgb ne couvre pas le gamut de l’iso-coated, gênant non ?

Ecran Adobergb

Mais depuis l’eci a créer des profils pour le cmjn et le rvb, le premier fut l’eci-rvb v1 gamma 1,8, 5000°K, puis avec l’avènement de la calibration a 2,2 est apparu l’eci-rvb v2 dans les deux cas ces profils englobent parfaitement le profil cmjn, rassurant non ?

Ecran eci
Pour Les professionels de l’imprimerie la version 1 est adaptée a leur environnement par contre pour les photographes la 2 convient mieux.
Cet article pose une autre question celle de l’intention de rendu, perceptif, colorimétrie relative…et la compensation du point noir, cela fera l’objet d’un prochain article.